Présentation de l'homéopathie vétérinaire
Nos amis les animaux
Le premier vétérinaire homéopathe, Guillaume Lux, est né le 6 avril 1776 à Oppeln en Silésie. Il devient vétérinaire et pratique l’homéopathie à partir de 1820. En 1833, il publie Zooiasis qui permet de confirmer l’action de l’homéopathie dans la plupart des maladies du Cheval.
 
" De même qu’il y a une anatomie, une physiologie, il n’y a de même qu’une pathologie, qu’une matière médicale, qu’une seule médecine pour tous les êtres vivants. "

Ainsi s’exprimait notre confrère et c’est probablement cette phrase qui a guidé toute notre carrière.
Lux n’utilisait que quatre médicaments pour guérir coliques et boiteries des chevaux, prévention des avortements et pneumonie du bétail. Ces quatre médicaments étaient : NUX VOMICA, CAMPHORA, OPIUM, ACONIT.
 
Pour les chevaux, il conseillait de verser 20 gouttes de médicament à la 3e décimale sur un pain à cacheter et de poser celui-ci délicatement sur la langue du malade.
Le 18 octobre 1836, le docteur Gunther publie Die Krankheiten des Pferdes. Il affirme avoir utilisé, avec succès, 188 médicaments chez le Cheval. Il y aura cinq éditions successives de cet ouvrage en Allemagne. C’est le premier grand succès de l’homéopathie.
 
Le premier écrit américain (1842) est dû au docteur Smith de Philadelphie. Il a appelé en consultation un confrère médecin, pour soigner un cheval frappé par une néphrite grave. Une dose de BELLADONNA 12 CH le remet sur ses jambes en 12 heures. Dix doses de BELLADONNA 12 CH sont ainsi administrées à 24 heures d’intervalle.
 
En 1886, Humphreys édite aux Etats-Unis un Manuel vétérinaire. Il y dénonce la brutalité des méthodes thérapeutiques en cours à l’époque et propose des " formules complexes " qui ont donné, chez le Cheval et les autres animaux, des résultats fort appréciables.
En 1896, à Londres, Hurndal publie un Traité d’homéopathie consacré au Cheval.
Puis… le silence jusqu’en 1930. Beaucoup de publications courtes, mais peu de véritables ouvrages dont la plupart sont aujourd’hui épuisés.
 
En 1935, Schmager publie un volume de soixante-seize pages destiné aux agriculteurs, pour qu’ils puissent soigner eux-mêmes leurs animaux.
 
Citons Dutems de Montargis qui guérit des chevaux atteints de botulisme avec des doses de PYROGENIUM 7 et 9 CH. Schmidt, à Genève, empêche ses poissons rouges de tourner en rond en leur donnant GELSEMIUM 9 CH ; c’est le médicament que nous conseillons, bien des années plus tard, aux chevaux trop émotifs qui perdent tous leurs moyens avant les épreuves.
 
Ferreol, à Genève, montre l’action de PLATINA 7 CH dans le traitement de la nymphomanie.
En 1939, Fare publie Eléments de matière médicale homéopathique vétérinaire, ouvrage toujours très intéressant à consulter.
 
Egalement en 1939, Pigot publie un Précis de thérapeutique vétérinaire pour chiens et chats, malheureusement épuisé.
Après la Seconde Guerre, grâce au professeur Bordet, titulaire de la chaire de chirurgie à Alfort, des thèses consacrées à l’homéopathie sont publiées. Puis Aubry, Bardoulat, Lamouroux et Wolff ont publié leurs expériences thérapeutiques. Leurs livres sont malheureusement épuisés.
Dans les années 1970 à 1990, le professeur Le Nihouannen, professeur de chirurgie à l’Ecole Vétérinaire de Lyon puis à l’Ecole Vétérinaire de Nantes, permet l’entrée de l’enseignement de l’homéopathie dans ces deux écoles vétérinaires. Il est également l’initiateur de nombreuses thèses.
Tous les ouvrages et thèses peuvent être consultés dans les bibliothèques des écoles vétérinaires.