
Tous les animaux malades, quelle que soit leur pathologie, peuvent bénéficier d’un traitement homéopathique qui peut être prescrit seul ou en complément d’un traitement allopathique. Ainsi l’homéopathie peut tout à fait cohabiter avec des antibiotiques. Ceux-ci vont agir sur le processus bactérien (multiplication par exemple) et l’homéopathie agira sur l’animal affaibli, malade.
En fait, les principales demandes de traitement concernent les pathologies où l’allopathie est déficiente, à savoir chez le chien et le chat :
• Pathologies de la peau :
80 % des problèmes de peau chez les canins sont liés aux parasites (puces, teignes…), aux surinfections bactériennes (staphylococcies), aux troubles hormonaux et se traduisent le plus souvent par des dépilations et du prurit.
Les médicaments employés font partie des " anti " (antibiotiques, antifongiques, antiparasites, antiprurigineux, corticoïdes) qui, spectaculaires au départ, sont souvent (tels les antibiotiques et les corticoïdes) décevants à long terme car ils génèrent des résistances ou des pathologies secondaires (le cushing iatrogène par exemple, conséquence d’abus de corticoïdes). Le traitement homéopathique s’alliera à un traitement anti parasitaire (il ne le remplacera en aucun cas) et permettra à l’animal de cicatriser plus rapidement et devenir moins sensible à ces parasites. Il prolongera l’efficacité du traitement anti biotique en évitant les complications secondaires.
• Pathologies du système nerveux (troubles du comportement) :
Les antidépresseurs, anxiolytiques, … soignent mal et incomplètement nos animaux déprimés ou anxieux. Ils sont aussi quelquefois difficiles à doser. L’anxiété animale est une pathologie complexe dont le traitement nécessite la participation active des membres de la famille ; et souvent la rééducation du chien (… et du propriétaire !) est lente et longue. L’homéopathie permet à l’animal d’accepter cette remise en question, de calmer ses crises d’angoisse et de reprendre confiance en lui et en son propriétaire, sans inconvénient secondaire lié à la thérapeutique.
• Pathologies de la sexualité :
Les manifestations d’ " hyper sexualité " : chevauchement des jambes, masturbation, sont souvent des troubles de comportement et peuvent se régler facilement par homéopathie et rééducation comportementale. Cela évite parfois la castration ou l’emploi d’ " anti-hormones ".
L’homéopathie permet aussi aux éleveurs de chiens et de chats (comme le font les éleveurs de vaches laitières) d’intervenir efficacement et en douceur sur le travail lors de la mise bas des femelles, sur la qualité de la lactation et la croissance harmonieuse des petits. L’évolution vers la guérison des jeunes malades est remarquablement rapide.
• En gériatrie :
Chez les animaux âgés, l’homéopathie accompagne le plus souvent l’allopathie. Par exemple le vieux chien tousseur atteint d’une cardiopathie irréversible recevra un traitement allopathique pour aider son cœur et un traitement homéopathique (qui tiendra compte de sa cardiopathie et de son traitement) pour améliorer sa fonction locomotrice.
Le vieux chien déprimé retrouvera par un traitement homéopathique une qualité de vie compatible avec celle de sa famille, sans avoir les inconvénients iatrogéniques des antidépresseurs… ou autre médicament du système nerveux.
• Chez le chat :
L’homéopathie est particulièrement recommandée dans la pathologie urinaire du chat, accompagnée bien sûr d’une alimentation appropriée et permet d’éviter chez les animaux prédisposés les calculs urinaires et cystites ; le marquage urinaire est un trouble de comportement justifiable d’un traitement homéopathique et d’une rééducation. Il est très difficile de rééduquer un chat dominant, de plus castré, dans cette pathologie. Cela est plus facile avec l’usage de tubes de granules.
N.B.
Du fait de l’élevage très industrialisé du porc (vie courte des animaux ; conditions de vie ; aliments supplémentés de la naissance à l’abattage), seuls certains éleveurs de porcs utilisent l’homéopathie ; cela reste encore très marginal. Quelques pathologies ont donné lieu à des recherches particulières comme :
• La pathologie respiratoire : toux de porcherie ;
• La mise bas et ses conséquences chez la truie : difficultés de retour en chaleurs, syndrome métrites-mammites-agalaxie ;
• La pathologie digestive du porcelet (diarrhées de sevrage).